bbaoutUne de mes amies m’a envoyée un SMS samedi soir pour me dire qu’elle était sur la route de la maternité.
Malgré ma joie à l’approche de cette petite vie à venir, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir cette drôle de pensée : « oh la pauvre, elle va accoucher avant le 15 août! ».
La naissance de Paul a laissé des traces… Prévue pour le 20 août 2008, la césarienne a finalement eu lieu le 7. Et c’est là que j’ai découvert qu’avoir un bébé en plein été pouvait réserver quelques surprises!
Déjà, un bébé qui nait la première quinzaine d’août (et en plus, un peu plus tôt que prévu…) c’est l’assurance que 90% de votre famille et de vos amis sont en vacances bien loin… De quoi se sentir un peu seule à la maternité et au retour à la maison… D’ailleurs, même à la maternité flotte un air de vacances… Le personnel habituel était, dans mon cas, pour la plupart absent, et j’ai senti que les équipes en place n’avaient pas trop l’habitude de travailler ensemble, ce qui a été un peu perturbant pour la jeune maman que j’étais. Sensation que je n’ai pas du tout eue en novembre 2011 et février 2014 pour mes deux autres accouchements dans la même maternité, où au contraire j’ai trouvé les équipes très soudées.
Et puis Paris au mois d’août… C’est le désert! Je me suis retrouvée devant une porte fermée quand je me suis précipitée à la PMI de mon quartier pour avoir des conseils sur l’allaitement : il fallait aller à l’autre bout de l’arrondissement en cette période de vacances… Autant dire à Nice pour moi, au vu de mon état de fatigue!
Idem avec la longue liste de pédiatres que m’avait donnée la maternité… Quasiment tous partis! Sauf un… A part que la secrétaire qui a pris mon rendez-vous était une intérimaire pour l’été, n’avait donc pas l’habitude et ne m’a pas précisé que ce pédiatre était, en fait, spécialisé dans les problèmes respiratoires et ne recevait pas les nourrissons « sans problème ».
Donc, quand je me suis pointée chez lui, en plein baby blues, avec un bébé hurlant sans cesse, il m’a gentiment reçu en me disant qu’il ne pouvait rien pour moi, qu’il n’avait même pas de balance mais qu’il était ravi de recevoir un bébé qui va bien et « ce sera 46 euros s’il vous plait ». J’étais tellement sous le choc que j’ai payé sans broncher et…sans avoir reçu aucun conseil pour mon petit Loulou!
Idem également pour les pharmacies ou petits commerces qui sont tous ouverts quasiment H24 en temps normal et qui fermaient les uns après les autres…
Bref, je me suis sentie bien abandonnée avec mon bébé du mois d’août…jusqu’à la rentrée!
Alors évidemment tout ne tient pas au seul fait que c’était le mois d’août. J’ai été débordée par cette naissance et je ne m’étais pas assez préparée. Ce qui est assez étonnant de ma part, car je suis plutôt du genre à tout prévoir. J’ai sûrement voulu, pour une fois, laisser faire la nature… Erreur! Dans mon cas, cela ne marche pas du tout!
Mais j’apprends vite! Pour les deux naissances suivantes, et en particulier pour celle de Soline puisque j’avais emménagé dans une nouvelle ville, j’ai mis en place ce que j’ai appelé « le cordon sanitaire ». Cela consistait, entre autre, à :
– aller à la PMI prendre contact avant la naissance et découvrir que ce genre d’endroits n’est pas réservé aux seules femmes en grande difficulté, comme j’avais eu tendance à le penser avant la naissance de Paul.
– aller à une première réunion de la Leche League dans ma ville afin de faire connaissance et d’avoir ensuite rapidement, si besoin, tout le soutien nécessaire pour l’allaitement.
– et grand luxe que j’ai découvert pour ma dernière grossesse : faire venir une sage femme à domicile pour quelques cours de préparation avant la naissance et surtout quelques jours après le retour à la maison… Que je fus heureuse de voir cette professionnelle chaleureuse chez moi quand Soline avait 10 jours prendre soin de moi et de mon bébé… Parce que malgré l’expérience, on a toujours des questions devant ce petit être tout neuf!
Bref, c’est ultra préparée, organisée et connectée que je suis arrivée les deux fois suivantes à la maternité…Pour ne plus revivre ce « syndrome du mois d’août »!
Et le principal intéressé qu’en pense t-il, lui d’être né au mois d’août? Si vous lui posez la question, il vous répondra qu’il y voit un inconvénient et un avantage : l’inconvénient bien sûr, c’est de ne pas pouvoir fêter son anniversaire avec ses copains d’école. Mais d’un autre côté, il est le seul de sa classe à pouvoir se vanter de fêter cette date importante sur la plage! Et la joie de mon petit bonhomme en train de souffler ses bougies au bord de la Méditerranée balaie les mauvais souvenirs de Paris au mois d’août…
Alors bienvenue et longue vie à ce nouveau petit bébé du mois d’août, né ce dimanche!