portraitCe n’est pas la mère parfaite, qui hier, est arrivée limite en retard à la piscine, fatiguée par le rythme, la pluie, la gastro à peine terminée de Soline, c’est moi. Ce n’est pas la mère parfaite, qui a découvert avec effroi, en arrivant au bord du bassin, essoufflée, que, en fait, hier c’était le jour où ils faisaient passer leur niveau aux petits….C’est moi. Tous en ligne et on fait le parcours…Pas eu de mot, Paul n’avait pas entendu la fois d’avant, bon, ben mon garçon, fais de ton mieux… Quand je pense qu’il m’a demandé tout le chemin si, dans son groupe aussi, comme pour sa soeur, il y aurait des jeux ce mercredi d’avant Noël.

Comment ça les parents sont invités à prendre place dans les gradins pour encourager leur progéniture? Mais tu vois, mon chéri, moi je ne peux pas car je viens de me rendre compte que sur le chemin, dans notre course, j’ai manifestement perdu une chaussure et la couverture de ta soeur, alors au prix des chaussures de bébé, je vais retourner la chercher…

Ce n’est donc pas la mère parfaite, c’est moi qui ai couru jusqu’à la maison, pieds nus dans mes chaussures, (piscine oblige), laissant mes 3 enfants, deux dans l’eau avec leurs moniteurs, la troisième dans les vestiaires et bras de mes deux super copines de la piscine (dont je vous ai déjà parlé ici) pour retrouver sur une poubelle, ma couverture et par terre le bonnet (tiens, je ne m’étais même pas rendue compte que je l’avais perdu celui là…!)

Ce n’est pas la mère parfaite qui est remontée au bord du bassin, récupérer son petit garçon, un peu perdu après son passage, c’est moi et c’est moi qui ai entendu « tu sais, Maman, j’ai réussi mon test ».

Ce n’est pas la mère parfaite, mais c’est moi qui ai fait chercher avec la lampe de l’I-phone dans la nuit noire du retour, la chaussure de leur soeur aux deux ainés, en promettant un gros gâteau à celui qui la trouverait… Bon, ils ont eu un gros gâteau, même si la chaussure est irrémédiablement déclarée perdue.

Ce n’est pas la mère parfaite qui a délégué hier soir les devoirs à Mister B., c’est moi, parce que je sature et notamment du fait de ne plus considérer mon fils que comme un élève, ce que je m’étais pourtant toujours promis de ne pas faire… Résolution 2015….Ce n’est pas la mère parfaite, qui pendant ce temps, a pris sa cadette, qu’elle trouve délaisser trop souvent, sur les genoux, pour lui lire une belle histoire, c’est moi…

Ce n’est pas la mère parfaite qui, après le coucher, est repassée dans leur chambre respective pour leur faire un dernier bisou, c’est moi. Ce n’est pas elle qui a demandé pardon dans le creux de son oreille à son garçon, pardon de ne pas avoir assisté à la course, c’est moi, et je suis si fière de toi, mon grand poisson…

Ce n’est pas la mère parfaite qui a besoin de vacances, c’est moi, tout simplement, moi. Parce que la maternité n’est pas toujours un long fleuve tranquille…