veloL’autre nuit, j’ai fait un rêve délicieux. Je marchais seule dans une rue. Je me sentais libre… Sans avoir un œil qui regarde à 100 mètres devant, Paul qui avance, et un autre tourné 150 mètres derrière vers Louise qui a décidé de s’arrêter à chaque fourmi… J’avais les mains libres… Sans poussette! Et surtout, j’avançais à mon rythme, celui que MOI j’avais décidé! Bien sûr, ce n’était qu’un rêve… Dans la réalité, j’adore me déplacer à pied avec ma marmaille, mais j’avoue que c’est parfois un peu chaotique… Surtout quand on est pressé. Ce rêve faisait sûrement écho à l’une de mes préoccupations du moment : comment me déplacer assez rapidement avec une petite fille de 2 ans et demi et une autre de 7 mois? Louise marche très bien mais a quand même la fâcheuse tendance à s’arrêter en plein milieu et à ne plus vouloir avancer. J’arrive souvent à la persuader mais j’avoue que, quand c’est sur le chemin vers l’école, cela peut me mettre hors de moi! Ce trajet qui dure 10 bonnes minutes peut se transformer en 35 minutes cauchemardesques. Je vais passer pour une hystérique aux yeux des habitants de ma ville qui me voit supplier, tempêter devant Miss Têtue! Comme en plus, avec les nouveaux rythmes scolaires, les trajets se sont multipliés je me devais de trouver un moyen.
Quelles solutions s’offrent à moi?
1) la voiture. Fan de voitures, je dois pourtant avouer que, écologiquement parlant, notre empreinte carbone serait peu acceptable pour un si petit trajet si on le faisait par ce moyen. Et en plus, c’est ingarable près de l’école. Donc je ne garde cette option que pour les jours de très grosses pluies et/ou grand froid.
2) la fameuse marche que l’on clipse derrière la poussette. J’en ai une, elle est toute bien emballée dans ma cave parce que, pour l’instant je n’ai pas encore craqué… Car je l’avoue, je suis contre ce type de marche dans notre cas. Louise va avoir 3 ans en novembre et je trouve que quand même elle peut marcher… Un peu! J’ai lu, un jour, une étude qui démontrait que l’obésité des enfants américains était en partie, due au fait que, petits, on ne les faisait plus assez marcher, à les trimballer tout le temps en poussette ou sur des marches… Et puis, ce n’est pas pratique pour monter et descendre les trottoirs. Alors je sais, je suis super dure comme mère (tu parles…) mais moi je veux qu’elle marche au moins un morceau du trajet…sans être tentée par cette marche.
Donc exit l’extension de poussette!
3) La draisienne.
Ce petit vélo sans roues fait des miracles! C’est fou comme Louise peut faire rapidement un trajet (en prenant, en plus, un plaisir fou, casque sur la tête) alors qu’à pied il aurait duré une éternité. Pratique pour une balade, pour aller chercher son frère à l’école après la sieste… Mais cette solution n’est pas du tout adaptée quand elle est fatiguée après la classe… Là, je me retrouve à devoir traîner ma fille ET porter le vélo ET pousser la poussette… Charmant tableau que je ne souhaite à personne!
4) Le porte-bébé : la solution qui fonctionne… Pour l’instant! J’emmène mon porte-bébé à l’école, en plus de la poussette, comme cela Louise y va à pied mais a la possibilité, au retour, de se mettre dans la poussette de sa soeur pendant que je porte Soline. Autre avantage: j’ai ainsi les mains libres (puisque les poussettes sont interdites dans l’école, donc bébé dans les bras obligatoirement) pour pouvoir récupérer Louise dans sa classe, l’aider à mettre ses chaussures, lui faire un câlin etc. Et Soline profite de cette position qu’elle aime bien.

Il faut dire que je suis fan de mon porte-bébé! Après plusieurs essais que je vous relaterai peut-être un jour, j’ai finalement trouvé le mode de portage de mes rêves : le Ergobaby. Ergonomique, physiologique, résistant, pratique et surtout facile à mettre (et c’est une fille qui a dû appeler son voisin quand son grand a détaché tous les sièges auto 2 minutes avant le départ en vacances car elle n’arrivait pas à les remettre qui vous parle!). Seul petit bémol: malgré le kit spécial pour les nourrissons, je trouve que, avant 4 mois, les petits sont un peu perdus dedans et j’ai donc préféré utiliser une écharpe de portage au début. Mais que j’avais vite mal au dos avec l’écharpe! (mes enfants sont plutôt du genre gros bébés!). Oublié le mal de dos avec mon Ergobaby! Je trouve qu’il combine la position physiologique de portage d’une écharpe à des bretelles bien adaptées que remercient mes épaules.

Et nous voilà donc parties toutes les trois, la poussette et le porte-bébé « au cas où », pour nos petits trajets sans pleurs et sans heurts (ou presque…). Etre mère, c’est aussi cela pour moi. Trouver des solutions à des petits problèmes qui à la longue peuvent être source d’énervements et de frustrations. Bref… savoir s’adapter! Au sujet des moyens de locomotion avec ses enfants, je vous invite à lire Mère épuisée de Stéphanie Allenou dont j’ai déjà parlé dans « le livre du vendredi » et qui a des réflexions très intéressantes, je trouve, sur ce point. Je réfléchis, déjà, à comment améliorer nos plus longs trajets, par exemple comment aller à la bibliothèque, à l’autre bout de la ville avec les 3 enfants alors que Paul commence à bien se débrouiller en vélo? La suite dans un prochain épisode….Pour vous donner une idée je rêve de cela

Porte-bébé Ergobaby

Draisienne Décathlon